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Filière porcine française :

Les éleveurs de porcs français sont confrontés à une grave crise économique depuis plus de deux ans.
Les éleveurs de porcs français sont confrontés à une grave crise économique depuis plus de deux ans. Pour bien comprendre leur situation, il faut savoir que l’achat des aliments pour nourrir les animaux représente plus de 70 % des coûts de production des éleveurs.
Durant l’été 2007 et jusqu’à l’été 2008, l’augmentation très importante des prix des céréales et des matières entrant dans les aliments pour les porcs a fait exploser les coûts des élevages de porcs français et européens. Les éleveurs se sont retrouvés, tout comme les éleveurs de lait actuellement, face à un déficit important entre le prix payé pour leurs animaux et leur coût de production. Ils ont été obligés d’emprunter de l’argent aux banques pour combler ce déficit financier et maintenir leurs élevages.
En 2008 et début 2009, même si le prix des céréales est redescendu à des niveaux plus acceptables, les prix de la viande de porc n’ont pas connu de hausse suffisante pour que les éleveurs puissent rembourser les sommes empruntées aux banques en 2007 et 2008.
Malgré une baisse de production de viande de porc sur le plan européen mais également mondial, il n’a pas été possible de retrouver un équilibre entre l’offre et la demande permettant une reprise des cours de la viande de porc. La crise économique mondiale s’est ajoutée à cette situation et a ralenti la consommation à travers le monde.
En attendant, les éleveurs de porcs français redoutent que leur situation financière se dégrade fortement durant les mois à venir car la période hivernale n’est généralement pas propice à une consommation soutenue de viande de porc et de produits de charcuterie, et il sera nécessaire de tenir jusqu’aux beaux jours du printemps 2010 pour voir repartir la consommation et, avec elle, les prix.
La concurrence entre les différents pays européens producteurs de porc devient de plus en plus dure et dans cette lutte acharnée, l’hiver s’annonce donc difficile.


