FAQ
La réponse à toutes vos questions

FAQ

 

 

1- Peut-on consommer de la viande de porc et des charcuteries lorsqu’on est au régime ?

Certaines parties du porc ont une faible teneur en matières grasses et sont riches en protéines. Elles ont donc tout à fait leur place au sein d’un régime comme par exemple le jambon cuit, le filet mignon, le bacon… De plus comme le gras du porc est visible, il est facile à retirer avant ou après cuisson.

Voir porc et équilibre alimentaire


2- Les porcs mangent-ils des OGM ?

Les porcs sont nourris majoritairement avec des végétaux cultivés en France et non génétiquement modifiés : blé, maïs, orge, colza, tournesol, pois... Plus des ¾ des aliments dont se nourrissent les porcs proviennent de France.
La France et l’Europe sont cependant déficitaires en protéines végétales et doivent importer une partie des aliments issus de régions du monde pouvant utiliser des OGM.
La réglementation autorise maintenant l’utilisation de la mention « nourri sans OGM » sur l’étiquette des produits issus des filières sans OGM.


3- Peut-il y avoir des traces d’antibiotiques dans la viande et les produits de charcuterie ?

En France et en Europe, une réglementation stricte garantit l’absence de résidus d’antibiotiques dans la viande. Lorsqu’ils doivent soigner un animal malade, les éleveurs respectent un délai d’attente entre l’administration du médicament et le départ à l’abattoir. Ce délai garantit que l’organisme de l’animal a éliminé le médicament  et que la viande peut être consommée. Les plans de surveillance des autorités françaises montrent que cette réglementation est respectée par les professionnels de la filière porcine et que la viande de porc ne contient pas de résidus.

Voir sécurité sanitaire


4- – Que fait la filière porcine pour limiter le recours aux antibiotiques ?

Lorsqu’un porc est malade, l’éleveur fait appel à son vétérinaire. Il peut arriver que le remède pour le soigner soit la prescription d’un antibiotique. En médecine vétérinaire comme en médecine humaine, l’utilisation des antibiotiques est à faire avec précaution pour préserver leur efficacité et limiter l’apparition d’antibiorésistances.
Consciente de cet enjeu, la filière porcine est mobilisée pour diminuer le recours aux antibiotiques :
- Elle améliore sans cesse la conduite sanitaire des élevages pour réduire l’apparition de maladies
- Elle a globalement baissé l’utilisation d’antibiotiques dans le cheptel porcin : selon les chiffres de l’ANSES, le recours aux antibiotiques dans la filière porcine a baissé de -27% entre 2008 et 2013.
- Elle a mis en place un moratoire sur l’utilisation chez le porc de certains antibiotiques jugés importants en médecine humaine (cephalosporines de  3ème et 4ème génération). L’ANSES constate que cette action produit des résultats avec une baisse de -65,6% de l’usage de cephalosporines entre 2010 et 2013.
- Elle finance et pilote des recherches pour améliorer les connaissances sur l’utilisation des antibiotiques afin d’identifier les actions les plus efficaces pour en réduire la consommation et afin de trouver des solutions alternatives pour préserver la santé des porcs.


5- Pourquoi est-il important de respecter les dates limites des produits et les conditions d’utilisation indiquées par les fabricants ?

Les produits alimentaires sont des denrées périssables, en particulier les produits frais. Il est donc important de bien respecter les conditions de conservation (températures, chaîne du froid, durées de conservation) indiquées par les fabricants. Le non-respect de ces recommandations peut entrainer une détérioration de la qualité des produits tant au niveau gustatif que sanitaire.

Pour les produits à la coupe, votre commerçant pourra vous conseiller sur la meilleure façon de conserver ces produits.


6- Pourquoi n’élève-t-on pas tous les porcs en plein-air ?

Le mode d’élevage, en plein-air ou en bâtiments relève avant tout du choix des éleveurs en fonction de leurs aspirations et des caractéristiques de leur exploitation (ancienneté, surface, nombre de personnes, climat…). Chaque mode d’élevage présente des avantages et des inconvénients. Qu‘il soit élevé en bâtiment ou plein air, le porc est un animal domestique qui a besoin d’être protégé des intempéries et des températures extrêmes.
Si la totalité de ce que nous consommons en France devait provenir exclusivement d’animaux élevés en plein-air, cela nécessiterait d’y consacrer au moins la surface d’un département comme celui des Yvelines. Or, la tendance aujourd’hui en France est à la perte des surfaces agricoles au profit de l’urbanisation.

Voir les trois systèmes d’élevage


7- D’où proviennent la viande et les charcuteries que je peux acheter en magasin ?

Il n’existe pas aujourd’hui de réglementation qui impose d’indiquer l’origine de la viande pour la viande de porc et les charcuteries.

Afin d’aider les consommateurs à identifier l’origine des produits, les professionnels de la filière porcine d’INAPORC ont décidé depuis 2010 d’indiquer volontairement l’origine de leurs produits sur les étiquettes. L’interprofession suit régulièrement le niveau d’application de cet accord. En décembre 2014, 90% des viandes de porc, 68% du jambon cuit, 62% des saucisses fraiches, 59% des lardons et 44% du jambon sec mentionnaient leur provenance.

Par ailleurs, le logo Le Porc Français garantit au consommateur que le porc est né, a été élevé et abattu en France.

Voir origine des produits


8- Que fait-on des lisiers et fumiers issus de l’élevage de porc ?

Le lisier et les fumiers issus de l’élevage porcin sont des engrais naturels. Epandus sur les terres agricoles, ils permettent d’apporter aux plantes les nutriments nécessaires à leur croissance. C’est ce qu’on appelle la fertilisation des cultures. En absence de ces engrais naturels, les agriculteurs devraient utiliser des engrais chimiques.

Pour répondre au mieux aux besoins des plantes, cette fertilisation des cultures est raisonnée afin d’apporter la bonne dose au bon moment.

Voir la gestion des lisier et fumier


9- Pourquoi observe-t-on le phénomène des algues vertes ?

Le développement des algues vertes en période estivale est un phénomène qui peut toucher des zones bien particulières où plusieurs facteurs peuvent se réunir au même moment : une large plage à pente douce, un fond de baie à faibles courants de marée, une eau claire, assez chaude et ensoleillée, une concentration d’éléments nutritifs (azote et phosphore) et la présence d’ulves (algues). C’est lorsque ces conditions de chaleur, d’ensoleillement et d’éléments fertilisants sont réunis que les algues peuvent se développer.

Ce phénomène se manifeste ponctuellement dans des zones limitées et bien précises : en France dans certaines baies du Grand Ouest mais aussi dans d’autres parties du monde, comme dans certains Grands Lacs d’Amérique du Nord ou sur la côte ouest de Cork en Irlande.

La lutte contre le phénomène des algues vertes est une responsabilité collective impliquant les secteurs industriels, agricoles et les communautés urbaines (villes). Les éleveurs de porc sont ainsi mobilisés depuis 10 ans pour limiter les impacts environnementaux de leurs activités. Rappelons que seulement 21% de l’azote agricole apporté au sol breton provient des élevages de porcs et qu’en 10 ans, le taux de nitrates des rivières bretonnes a baissé de 20%.

En savoir plus sur l’origine des nitrates en Bretagne