Environnement
Répondre aux enjeux environnementaux

Qualité de l'air et réchauffement climatique

Les acteurs de la filière agissent concrètement pour préserver la qualité de l’air grâce à une politique de gestion des odeurs. De plus, les activités de la filière porcine sont faiblement emettrices de gaz à effet de serre.

Qualité de l'air

La couverture des fosses de stockage 

Dans certains élevages, les fosses de stockage sont couvertes pour éviter les émanation d’ammoniac. 
 
 
Un matériel d’épandage performant 
Le matériel d’épandage est de plus en plus performant et permet de limiter la propagation des odeurs (épandage au ras du sol, rampe à pendillards, enfouisseurs). 
Reliée à la tonne à lisier, la rampe à pendillards est constituée d’une série de tuyaux dirigés vers le sol. Cet outil permet une distribution rapide de l’engrais, au plus proche du sol, limitant ainsi la propagation des odeurs et la formation d’ammoniac. 
L’enfouisseur enterre le lisier dans le sol en retournant la terre et en recouvrant immédiatement le lisier épandu, limitant ainsi la dispersion des odeurs par le vent. 
Par ailleurs, par respect des riverains, l’épandage n’a jamais lieu durant le week-end ni les jours fériés.
 
Le lavage d’air : un procédé pour diminuer les taux d’ammoniac et les émissions de poussières
Dans certains bâtiments d’élevage, l’air est lavé par passage dans l’eau, ce qui permet de réduire les teneurs en ammoniac de 40 à 90% et de limiter les odeurs. 
 
 
En industrie de transformation, la cuisson des produits est faite sous des hottes qui captent les vapeurs ce qui permet de réduire les odeurs. Ces vapeurs sont condensées pour être ensuite retraitées en station d’épuration. Par ailleurs, en milieu urbain, un périmètre de non perception des odeurs est respecté.
 
 

Réchauffement climatique

 
Les activités de la filière sont faiblement émettrices de gaz à effet de serre.
 
Au niveau national¹, le secteur de l’élevage porcin émet 0,3% du monoxyde de diazote et 1,2% du méthane. Il est ainsi un contributeur modeste de gaz à effet de serre. 
La majorité des émissions de GES des exploitations porcines provient des animaux, le reste de la fabrication et de l'acheminement des aliments destinés aux porcs². Outre une meilleure gestion du lisier, des progrès ont d’ores-et-déjà été réalisés en matière de nutrition animale, ce qui a permis d’abaisser la quantité des matières premières utilisées et les rejets azotés des porcs.
 
¹ Les élevages, tous secteurs confondus, contribuent à 10% des GES émis en France. Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), inventaire SECTEN
² Première estimation de l’empreinte carbone de la production porcine au portail de la ferme, IFIP-Institut du porc, TechniPorc, Vol. 3, n°4, 2009